Un témoin du renouveau raconte |
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| par Gary Hitch
- Le "Renouveau" des années '90 d'après pasteur Constance Cimon |
Le printemps était en plein essor et les gens
venaient, comme d’habitude, à la petite église sur la rue Bélair
à Lévis. Un soir, Bob, un chansonnier, y était le conférencier
invité. Je l’aimais bien Bob. Il avait un cœur vrai pour les
gens et pour Dieu mais pour moi, il n’y avait que l’hiver
perpétuel (et jamais Noël).
Ma vie était entourée de noir et d’événements sombres. J’étais souvent au bord du suicide et je me sentais comme un mort qui a refusé de tomber, comme un avorton qui a survécu. Bob ne savait que faire à part de pleurer avec moi.
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Vers la fin d’août alors que rien n’avait changé pour moi, des
gens de l’église m’invitèrent à venir à une réunion spéciale. Je
connaissais l’invité depuis plusieurs années. J’avais joué de la
musique avec Jean à plusieurs occasions et je me suis dit alors
que je devrais y aller. Durant la rencontre certains phénomènes plutôt étranges se sont produits. Une femme se mit à faire des bruits gutturaux pour ensuite tomber de sa chaise. Une autre femme s’est mise à rire très fort, et d’autres encore pleuraient. Tout ceci se passait alors que l’invité n’avait guère commencé son discours. Pourtant il ne faisait rien du tout pour arrêter ces agissements bizarres et semblait plutôt vouloir en rire lui-même!
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| Pendant ce temps, des souvenirs de mon enfance
envahissaient mon esprit. Souvenirs de choses semblables dont
j’avais été témoin dans mon église d’origine il y a longtemps.
Je me suis dit, « Je connais ça, j’ai déjà vu ça. Ça, c’est
Dieu. Dis-moi pas que Dieu va nous visiter pour une fois, y’
était temps! »
Le reste est, maintenant et littéralement, une partie de l’histoire des œuvres de l’Éternel au Québec. L’Esprit vivifie! Bref, en moins d’une semaine je revivais! Je me sentais comme un ressuscité plutôt qu’un zombie!
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J’avais retrouvé espoir, force et joie. Un frère, connaissant mon cas et sachant que je jouais de la musique, m’a invité à jouer avec l’équipe de louange de l’église pour les réunions. Alors, j’ai ressenti de nouveau la musique du ciel venir avec « les notes de l’Esprit », comme certains les appelaient. Durant les mois (et les années) qui ont suivi cette visite divine dans la petite église de Pasteure Constance, des tas de choses inhabituelles se produisaient lors de chaque réunion. Non seulement l’Esprit est venu mais il est resté avec nous. Cette puissance, qui était sur notre invité, est demeurée chez nous et tous en profitaient.
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| Personnellement, j’avais été touché par l’Esprit
d’une manière assez gênante. Parfois je ne pouvais même pas
rester debout ni marcher pendant des heures et même deux ou
trois jours de suite. J’avais constamment envi de rire ou de
pleurer! Je ressentais comme un feu doux sur moi et en moi.
J’aimais tout le monde sans effort mais tout le monde s’aimait
comme ça durant cette période! Il va sans dire que l’unité que
nous avions expérimentée était sans pareille. On était rendu à cinq ou six réunions par semaine et tout le monde voulait toujours y être! Je me rappelle que bien des fois plus de la moitié des gens étaient couchées sur le tapis. Les uns riaient, les autre hurlaient, d’autres pleuraient et d’autres encore restaient comme morts. Parfois on aurait dit un cirque, cependant on vivait une joie ineffable et glorieuse.
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Il arrivait tellement souvent que l’on passait une bonne partie
des rencontres couché sur le tapis, touché par la puissance de
Dieu, que l’on se disait « on fait du tapis ». Quand plusieurs
personnes étaient sur le tapis, « tombées par l’Esprit », bien
des changements s’opérèrent à l’intérieur d’eux : des guérisons
de blessures émotionnelles, de la repentance, des retrouvailles
avec Jésus Christ et du repos pour leur âme. À cette époque, les amitiés se multipliaient, les rencontres aux restaurants après les réunions, souvent jusqu’aux petites heures du matin, étaient l’expression de notre joie et de notre fraternité. C’était inoubliable. On s’aimait tout simplement. Nous discutions chez nous, au resto et partout, du Seigneur et de ses œuvres! On ne regardait presque plus la télé et ça c’était un miracle! |
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| Par-dessus tout, il y avait ce chant du Seigneur,
cette musique céleste qui était si palpable, si réelle, si pure.
Parfois elle était toute douce comme un amour d’enfant, parfois
majestueuse et royale comme une marche impériale, parfois
puissante comme une bataille entre armées, parfois plus
profondes que l’océan. Cette musique! C’était les sons du ciel
venant envahir la sphère terrestre. Je me souviens bien de ce vendredi soir d’automne 1994. C’était la fin d’une réunion et on faisait la clôture avec une jolie chanson composée par un ami chrétien de la Beauce. Cependant, vers la fin du chant de nouvelles notes, une mélodie que je ne connaissais pas, se sont mises à sortir de mes mains. Il y avait une royauté, une majesté, une gloire dans ces notes-là. Jacques, à la batterie, se mit à entamer un rythme militaire, comme une marche grandiose devant la venue d’un grand roi. Johanne, au clavier, se mit à jouer de grands accords avec un son d’orchestre symphonique. La mélodie montait et montait, tout en nous emmenant avec elle.
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Entre musiciens on se regardait avec des grands sourires, comme
surpris de nous-mêmes. Pasteure Constance, qui priait encore
pour des gens, s’arrêta. Des gens qui quittaient sont restés
figés à la porte, d’autres se mirent à genoux en signe de
révérence. Le son qui sortait de nos instruments vibrait comme
l’Esprit qui vibrait sur la surface des eaux au tout début du
monde. Il n’existe pas de mots humains pour décrire ce chant divin. Mais, soudain c’était terminé, tous les musiciens tremblaient. Denis, tout excité, nous dit qu’il était devenu absolument convaincu que Jésus Christ revenait là, à ce moment même. Constance nous a dit qu’elle n’aurait pas cru qu’on pouvait rester en vie après une telle louange et une telle rencontre avec Dieu Lui-même. Jacques a décrit cet événement comme si des anges étaient venus en criant, « Tous à genoux! Le Roi des rois vient! » Durant cette période presque toutes nos réunions étaient imprégnées de cette musique. |
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| Un soir Constance a décidé d’en faire un sujet
spécifique pour expliquer à l’église le fondement biblique de
cette musique. Ce soir-là un frère, amateur de musique et
intrigué, est venu voir. Il a témoigné après que pendant un
« chant du Seigneur » la musique a coulé vers lui de la scène
comme un vent ou de l’eau et s’est mise à tourbillonner autour
de lui et la présence de Dieu l’a touché. Il serait à propos de mentionner ici qu’une femme de Dieu du nom de Jane, est venue comme invitée durant cette même période. Elle nous confirma, par prophétie, que cette musique était de Dieu et elle nous parla de ce chant nouveau et de son sens spirituel, nous encourageant à « prophétiser sur nos instruments ».
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Ce n’est qu’une petite partie de ce que je pourrais raconter
sur le renouveau. Ceux qui ont vécu cette époque ne l’oublieront
jamais. Le mouvement de l’Esprit est si précieux. Quand on le
prend pour acquis ou quand on se met à s’en vanter on le perd.
Sans lui on ne peut rien faire mais Dieu nous encourage à
rechercher son cœur et sa présence. Je souhaite un retour à la source, à la fontaine d’eau vive, afin qu’on puisse vivre en unité, dans l’amour et dans la musique de la lumière avec lui. On n’a pas vu la fin de cette histoire, ce n’était qu’un avant-goût.
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