Témoignage d'une septuagénaire

J’ai été élevée dans une grande famille catholique à une époque où nous étions tenus de pratiquer. Le contraire ne se pouvait pas. Cependant, tous les dimanches de mon adolescence, laissant croire à mes parents que je me rendais à l’église, je préférais marcher dehors, parfois par grand froid, sous la pluie ou dans la tempête, plutôt que d’aller à la messe. Ce scénario, variant selon les saisons, se reproduisait cinquante-deux fois par année. Au bout de quatre ou cinq ans, mes parents lâchèrent prise. Je fus enfin libérée de la religion de même que sept ou huit frères et sœurs.

À cette époque, et pour une période d’une vingtaine d’années, je vécus sans Dieu ni croyance. Je me donnais aux arts, au théâtre, à la peinture, à l’écriture, à la réflexion, aux amis, à la vie et aussi…à la solitude.

C’est dans un de ces moments de solitude et d’écriture que je me trouvai un soir sur ma « route de Damas ». Désirant me laisser inspirer dans de profondes ou nouvelles réflexions, ce soir-là, j’ai perçu de façon claire, comme une grande lumière qu’on ne peut oublier , que ma vie était absurde, ne menant nulle part, une sorte de non-sens, sans issue. Je passais à côté de je ne savais trop quoi… Cette « vision » s’appliquait aussi selon ma perception d’alors à la presque totalité des québécois. C’était comme si tous nous nous trompions ou avions été trompés.

Suite à cette expérience, il me fallut environ deux mois pour découvrir que ce qui me manquait était Dieu lui-même et une relation intime avec Lui. À ce moment j’ignorais où Le trouver. Mes amis étaient tous athées. Je ne connaissais aucun véritable chrétien croyant et j’avais soif de rencontrer Dieu. Un soir de décembre 1971, à bout de recherche, j’ai crié à Dieu Lui demandant d’entrer en moi et de me faire sentir Sa présence. Ce qu’Il fit sur le champ en m’envahissant d’une grande paix mêlée de joie et de connaissance intime de sa personne. C ‘est ainsi que je fis mes tout premiers pas en Sa direction.

 

 

Dès cet instant, je commençai u long pèlerinage à la recherche de vrais croyants avec qui partager ma nouvelle vie. Cette quête me fit passer par Taizé en France et le « Concile de jeunes », par les débuts du mouvement charismatique à Québec et me conduisit jusqu’en Inde où dans la petite ville de Jaipur, la ville rose, je fis un bref tour de ville en taxi conduit par un vieux chauffeur chrétien rempli du Saint-Esprit. De sa bouche débordait un flot de paroles sur Jésus, puis ayant reconnu en moi le même Esprit, il me passa deux colliers de fleurs naturelles autour du cou « parce que, disait-il, vous connaissez Jésus-Christ ».

Dès lors je quittai l’Inde et n’eus plus qu’un seul désir : trouver une église chrétienne à Québec et la joindre. Je dis à Dieu « ça existe, j’en ai connu un à Jaipur. J’en veux à Québec ». Et Dieu exauça mon désir quinze jours après mon retour en me conduisant auprès d’un petit noyau de chrétiens évangéliques et bouillants auxquels je m’identifiai tout de suite. Tout était comme si je rentrais à la maison. C’était du vrai! Ma première impression fut : « On prie pour vrai ici! »

À partir de ce moment, je me suis donnée corps et âme à cette église. Je l’ai aimée, j’y ai travaillé dès ses débuts, il y a de cela plus de trente ans, priant jeûnant pour voir le royaume de Dieu se répandre dans la grande région de Québec.

Durant ces trente années, j’ai vécu les plus grands moments que l’on puisse espérer. J’ai vu la puissance de Dieu se manifester en toutes sortes de circonstances et besoins. Si bien que je puis affirmer que oui j’ai vu Sa gloire et Dieu est bel et bien vivant, je l’ai rencontré!

Vous qui avez lu ce récit, vous pouvez expérimenter une histoire aussi palpitante; ouvrez votre cœur à Jésus, invitez-Le à rentrer en vous, laissez-Le vous conduire et commencez une nouvelle vie. Il me passa deux colliers de fleurs naturelles autour du cou "parce que", disait-il, "vous connaissez Jésus-Christ". Vous qui avez lu ce récit, vous pouvez expérimenter une histoire aussi palpitante!

Constance Cimon